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Vivre en coop pour éviter la spéculation

durée 20 juillet 2021 | 04h00

Par : Lilia Gaulin, Initiative de journalisme local

Val-Saint-François - Les coopératives d’habitation ont gagné en popularité en Estrie et au cœur du Val-Saint-François dans les derniers mois, notamment en raison de la hausse des prix dans le secteur immobilier. Racine, Saint-Denis-de-Brompton, Saint-François-Xavier-de-Brompton et Valcourt sont quelques-uns des endroits possédant ce type de projet sur leur territoire.

Sous leur forme la plus connue, les coopératives d’habitation sont locatives. Ces dernières existent depuis plus de 40 ans, selon le directeur général de la Fédération des coopératives d’habitation de l’Estrie (FCHE), Guillaume Brien. « Au fil des décennies, les coopératives ont vraiment démontré leur force. Tout seul, on va vite, mais ensemble, on va plus loin », mentionne-t-il.

Selon lui, les coopératives d’habitation permettent de tracer un lien entre le rôle de propriétaire et celui de locataire. « Il y a un sentiment d’appartenance, les gens se sentent chez eux. On vient faire le pont entre le propriétaire et le locataire. Dans ce cas-ci, on a les deux rôles à jouer. Il faut être innovateur. »

Depuis environ cinq ans, un nouveau modèle de coopératives d’habitation a vu le jour : les coopératives de propriétaires. Dans un contexte de spéculation immobilière et de crise du logement, ce type de logement permet aux gens d’acquérir une habitation pour seulement une fraction de la valeur marchande.

« On a mis en place une mécanique qui permet d’éviter la surenchère et la spéculation. On ne peut pas acheter plusieurs unités, mais bien seulement celle qu’on va occuper. Ça ressemble à des condos coops, mais avec des gens se regroupent dans un esprit de projet collectif », explique-t-il. 

M. Brien note que ce type d’habitation permet de garder des logements à des prix abordables. Il explique que comme les personnes habitant au sein d’une coopérative d’habitation n’ont pas comme objectif de réaliser des profits à court, moyen et long terme. Selon le directeur général de la FCHE, le prix des habitations au sein des coopératives se situe de 20 % à 30 % en dessous du marché. 

Guillaume Brien évoque que les coopératives sont des « remparts » pour faire face à des crises tout en étant un milieu de vie dynamique.

« On amène les gens à prendre en charge leur milieu que ce soit des coops locatives ou de propriétaires. L’idée est que les gens prennent en main leur projet. Le fait qu’ils participent aux décisions et au développement du projet dans tous ces aspects, ça apporte un sentiment d’accomplissement, une reconnaissance et un sentiment de bien-être. »

Plusieurs coopératives d’habitation pour aînés se sont également développées dans les derniers mois. « La coop est un lieu où l’on peut être autonome. La qualité de vie est plus grande. C’est un atout et un rempart pour la santé. […] On veut garder nos aînés dans nos milieux. »

M. Brien mentionne que dans les coopératives d’aînés, plusieurs personnes s’impliquent dans de nombreux comités. « Ils ont du temps, ils ont le goût et on les appelle à partager leurs connaissances et leurs compétences. C’est très gratifiant. »

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